Illustration (Jacques Paquier / Flickr).

Altarea / Primonial : le mariage n’aura pas lieu

Le mariage entre Altarea et Primonial n’aura pas lieu. Le géant de l’immobilier reprocherait au gestionnaire d’actifs des retards dans la transmission de documents pour faire capoter un deal à presque deux milliards d’euros. Altarea prévoyait d’acquérir 60% du groupe Primonial au 1er trimestre 2022 et le reste au 1er trimestre 2024.

Altarea, qui a pour ambition d’être un acteur majeur de l’immobilier à travers une très large diversité (résidentiel, bureaux, commerces, logistique…), convoitait Primonial pour son expertise reconnue de gestionnaire d’actifs immobiliers (30 milliards d’euros d’actifs sous gestion et 12 milliards d’euros d’actifs conseillés notamment) afin de rajouter une spécialité supplémentaire. Les deux entités discutaient depuis juin dernier d’un rapprochement et un accord, à 1,9 milliard d’euros, était espéré cette semaine. Sans être dans le secret des Dieux, tout laissait à penser que ce rapprochement était une évidence et que les deux acteurs en sortiraient gagnant-gagnant : Altarea avait lancé une levée de fonds de 350 millions d’euros auprès de ses 3.000 collaborateurs pour financer l’opération (avec un réel engouement) pendant qu’Alain Taravella se félicitait d’avance de cette opération dans la presse spécialisée. Mais le coup de tonnerre est tombé ce mercredi : dans un communiqué de presse, Altarea explique que Primonial n’a pas respecté (tant sur le fond que sur la forme) les conditions signées dans le protocole d’acquisition en juillet dernier, n’apportant pas un niveau de sécurité suffisant. La décision prise par Altarea vise ainsi à protéger ses intérêts et ceux de ses actionnaires.

Cette opération était une formidable opportunité stratégique et je suis très déçu que ce projet ne puisse être mené à bien“, regrette Alain Taravella, le fondateur d’Altarea, aux journalistes du Figaro. De son côté, Stéphane Vidal, le PDG de Primonial, a fait part de sa stupéfaction dans cette décision unilatérale et se prépare à contester la défaillance d’Altarea sur le terrain judiciaire. Rien n’indique, pour le moment, si ce renoncement d’Altarea est définitif.

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Guillaume Blanc

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