Perspective (DR / Gustafson Porter + Bowman).

Paris (75) : Anne Hidalgo souhaite abattre des arbres centenaires

Si la mairie de Paris a pour ambition d’embellir la capitale à l’occasion des Jeux Olympiques qui se tiendront en 2024, Anne Hidalgo (PS) a pris pour décision de faire abattre 42 arbres centenaires situés à proximité de la Tour Eiffel (Paris VIIe). Mais les associations écologistes s’opposent fermement à cette éventualité et ont lancé une pétition.

Décidé en 2019, le projet OnE I, porté par l’agence anglaise Gustafson Porter + Bowman, a pour vocation de réaménager très largement le Champ-de-Mars, la tour Eiffel, le pont d’Iéna et le Trocadéro (Paris VIIe & Paris XVIe) pour offrir davantage d’espaces aux piétons, aux circulations douces et aux transports en commun notamment (soit 35.000m²). Pour cela, un budget de 107 millions d’euros a été débloqué et une enquête publique a même été organisée en novembre dernier pour recueillir les avis des Parisiens. Anne Hidalgo (Parti Socialiste) souhaite mettre en valeur la perspective Trocadéro / tour Eiffel / Ecole Militaire en faisant évoluer l’identité minérale du site vers davantage de végétal. Elle voudrait aussi laisser la place à la nature en créant des espaces de respiration, en adéquation avec l’Accord de Paris sur le climat. Concrètement, ce sont 16.724m² d’espaces verts qui devront être créés (+35% sur les 22 hectares du projet) tout en tenant compte des vingt millions de visiteurs annuels autour de la tour Eiffel. Malgré cela, plusieurs associations écologistes (France Nature Environnement Paris, SOS Paris et Les Amis du Champ-de-Mars) s’inquiètent de ce projet qui menace une quarantaine d’arbres centenaires et ont lancé une pétition en ligne. Ils regrettent que les opposants (90%) dans cette consultation publique n’aient pas été entendus alors qu’ils refusent l’abattage et la mise en danger des dizaines d’arbres en bonne santé, la construction de cinq bâtiments dans les espaces boisés classés sur des surfaces de pleine terre, le déclassement de 950m² d’espaces boisés classés sur ce site, la privatisation des jardins (restaurant dans la grotte-belvédère, création de kiosques massifs en rupture avec le site Belle Epoque…), le maintien du mur d’enceinte et la bétonisation des sols dans l’enceinte des jardins.

L’une des raisons pour lesquelles nous faisons ces structures en bâtiments semi-enterrés, c’est pour remplacer des structures qui sont en émergence aujourd’hui et qui polluent l’aspect visuel et la dimension ‘jardin’ de cet espace. Donc on essaie de concilier les deux : c’est qu’à la fois quand il y a des touristes, il faut des endroits pour vendre des billets, il faut des endroits avec des consignes, il faut y compris parfois un peu de zones de cafés-restaurants. Elles sont minimales, elles sont intégrées sur le plan paysagé et puis c’est au bénéfice des touristes qui fréquentent le site et au bénéfice de la puissance publique puisque la société qui exploite la tour Eiffel, c’est une filiale de la ville de Paris“, explique Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la mairie de Paris en charge de l’Urbanisme, dans une vidéo diffusée par Brut. Une négociation au cas par cas ne semble pas exclue du côté des élus locaux, surtout pour les arbres exceptionnels qui doivent être sauvés. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que les bords de Seine sont protégés par l’UNESCO et sont classés au patrimoine mondial

Consulter la pétition sur Change.org

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