Illustration (Drazen Zigic / Freepik / ImmoPotam).

Vers une année 2022 très incertaine pour les Notaires de France

Entre des prix de l’immobilier qui bondissent sensiblement, des conditions bancaires drastiques et une inflation démesurée, les Notaires de France annoncent une année 2022 compliquée pour tous ceux qui cherchent à acheter leur prochain logement…

Si le nombre de logements vendus sur les douze derniers mois culmine à 1.187.000 en février 2022, les Notaires de France craignent que le marché de l’immobilier se dégrade sensiblement cette année. Bien qu’un traditionnel ralentissement ait été observé dans les études notariales en début d’année, les signaux envoyés par le marché de l’immobilier ont de quoi inquiéter : la hausse des prix est significative sur tout le territoire (+7,2% en un an), aussi bien pour les appartements (+4,6% en un an) que pour les maisons (+9,1% en un an). Certaines villes ont été violemment touchées par l’envolée des prix, comme cela peut être le cas à Angers (+19,3% en un an pour les maisons), à Poitiers (+18,8% en un an pour les appartements), en Corse-du-Sud (+18,4% en un an pour les maisons), à Bayonne (+16,4% en un an pour les appartements), à Limoges (+13,7% en un an pour les appartements) ou à Montpellier (+13,2% pour les maisons) notamment. Et la situation économique n’est pas prête de s’arranger avec une inflation qui s’annonce d’ores et déjà significative, combinée à des taux d’intérêts en hausse avec des conditions de financement très sélectives.

Au regard, en particulier, de sa composante énergétique, l’inflation serait élevée en 2022 : à 3,7% en moyenne sur l’année et proche de 4% au moins jusqu’en septembre dans le scénario conventionnel, alors qu’elle s’établirait à 4,4% en 2022 dans le scénario dégradé. Cette inflation pourrait venir altérer la demande et donc faire baisser les volumes, d’autant qu’elle est de nature à peser sur le reste à vivre des potentiels acquéreurs, surtout si les salaires n’augmentent pas corrélativement dans le temps. De même que la remontée actuelle – même mesurée – des taux d’intérêt pourrait exclure du marché immobilier un nombre grandissant de personnes, face à une demande d’apport plus importante. Les notaires constatent, à ce titre, une augmentation du nombre de refus de prêt, les banques semblant plus exigeantes, notamment en conséquence des préconisations du Haut Conseil de Stabilité Financière, mais aussi, peut-être, au regard de perspectives davantage incertaines“, craignent les Notaires de France dans leur note de conjoncture immobilière d’avril 2022. Si, du côté bancaire, les professionnels observent déjà un durcissement du marché avec une sélection plus accrue des dossiers à accompagner, les acquéreurs doivent de plus en plus compter sur le soutien familial pour se donner toutes les chances d’obtenir un financement…

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